Continuons d'apprendre la Loi naturelle au cas où... nous ferions partie des survivants... les 144000 élus dans l'Apocalypse... il y en aura peut-être moins...
3 - Principes de la Loi naturelle
par rapport à l'homme.
Extrait du livre Les Ruines de Constantin François Volney
1822

D. Développez-moi les principes de la loi naturelle par rapport à l'homme ?
R. Ils sont simples; ils se réduisent à un précepte fondamental et unique.
D. Quel est ce précepte?
R. C'est la conservation de soi-même.
D. Est-ce que le bonheur n'est pas aussi un précepte de la loi naturelle?
R. Oui : mais comme le bonheur est un état accidentel qui n'a lieu que dans le développement des facultés de l'homme et du système social, il n'est point le but immédiat et direct de la nature ; c'est, pour ainsi dire, un objet de luxe, surajouté à l'objet nécessaire et fondamental de la conservation.
D. Comment la nature ordonne-t-elle à l'homme de se conserver?
R. Par deux sensations puissantes et involontaires, qu'elle a attachées comme deux guides, deux génies gardiens à toutes ses actions : l'une, sensation
de douleur, par laquelle elle l'avertit et le détourne de tout ce qui tend à le détruire; l'autre, sensation de plaisir, par laquelle elle l'attire et le porte vers tout ce qui tend à conserver et à développer son existence.
D. Le plaisir n'est donc pas un mal, un péché, comme le prétendent les casuistes?
R. Non : il ne l'est qu'autant qu'il tend à détruire la vie et la santé, qui, du propre aveu de ces casuistes, nous viennent de Dieu même.
D. Le plaisir est-il l'objet principal de notre existence, comme l'ont dit quelques philosophes ?
R. Non : il ne l'est pas plus que la douleur; le plaisir est un encouragement à vivre, comme la douleur est un repoussement à mourir.
D. Comment prouvez-vous cette assertion?
R. Par deux faits palpables : l'un, que le plaisir, s'il est pris au delà du besoin, conduit à la destruction; par exemple, un homme qui abuse du plaisir de manger ou de boire, attaque sa santé et nuit à sa vie : l'autre, que la douleur conduit quelquefois à la conservation; par exemple, un homme qui se fait couper un membre gangrené souffre de la douleur, et c'est afin de ne pas périr tout entier.
D. Mais cela même ne prouve-t-il pas que nos sensations peuvent nous tromper sur le but de notre conservation?
R. Oui : elles le peuvent momentanément.
D. Comment nos sensations nous trompent- elles?
R. De deux manières : par ignorance et par passion.
D. Quand nous trompent-elles par ignorance?
R. Lorsque nous agissons sans connaître l'action et l'effet des objets sur nos sens ; par exemple, lorsqu'un homme touche des orties sans connaître leur qualité piquante, ou lorsqu'il mâche de l'opium dont il ignore la qualité endormante.
D. Quand nous trompent-elles par passion?
R. Lorsque connaissant l'action nuisible des objets, nous nous livrons cependant à la fougue de nos désirs et de nos appétits; par exemple, lorsqu'un homme qui sait que le vin enivre, en boit avec excès.
D. Que résulte-t-il de là?
R. Il en résulte que l'ignorance dans laquelle nous naissons, et que les appétits déréglés auxquels nous nous livrons, sont contraires à notre conservation ; que par conséquent l'instruction de notre esprit et la modération de nos passions sont deux obligations, deux lois qui dérivent immédiatement de la première loi de la conservation.
D. Mais si nous naissons ignorants, l'ignorance n'est-elle pas une loi naturelle?
R. Pas davantage que de rester enfants, nus et faibles. Loin d'être pour l'homme une loi de la nature, l'ignorance est un obstacle à la pratique de toutes ses lois. C'est le véritable péché originel.
D. Pourquoi donc s'est-il trouvé des moralistes qui l'ont regardée comme une vertu et une perfection?
R. Parce que par bizarrerie d'esprit, ou par misanthropie, ils ont confondu l'abus des connaissances avec les connaissances mêmes : comme si, parce que les hommes abusent de la parole, il fallait leur couper la langue; comme si la perfection et la vertu consistaient dans la nullité, et non dans le développement et le bon emploi de nos facultés.
D. L'instruction est donc une nécessité indispensable à l'existence de l'homme?
R. Oui : tellement indispensable, que sans elle il est à chaque instant frappé et blessé par tous les êtres qui l'environnent ; car s'il ne connaît pas les
effets du feu, il se brûle; ceux de l'eau, il se noie; ceux de l'opium, il s'empoisonne : si dans l'état sauvage il ne connaît pas les ruses des animaux et l'art de saisir le gibier, il périt de faim; si dans l'état social il ne connaît pas la marche des saisons, il ne peut ni labourer, ni s'alimenter; ainsi de toutes ses actions-dans tous les besoins de sa conservation.
D. Mais toutes ces notions nécessaires à son existence et au développement de ses facultés, l'homme isolé peut-il se les procurer?
R. Non : il ne le peut qu'avec l'aide de ses semblables, que vivant en société.
D. Mais la société n'est-elle pas pour l'homme un état contre nature ?
R. Non : elle est au contraire un besoin, une loi que la nature lui impose par le propre fait de son organisation; car,
1° la nature a tellement constitué l'être humain, qu'il ne voit point son semblable d'un autre sexe sans éprouver des émotions et un attrait dont les suites le conduisent à vivre en famille, qui déjà est un état de société;
2° en le formant sensible, elle l'а organisé de manière que les sensations d'autrui se réfléchissent en lui-même, et y excitent des co-sentiments de plaisir, de douleur, qui sont un attrait et un lien indissoluble de la société;
3° enfin, l'état de société, fondé sur les besoins de l'homme, n'est qu'un moyen de plus de remplir la loi de se conserver ; et dire que cet état est hors de nature parce qu'il est plus parfait, c'est dire qu'un fruit amer et sauvage dans les bois, n'est plus le produit de la nature, alors qu'il est devenu
doux et délicieux dans les jardins où on l'a cultivé.
D. Pourquoi donc les philosophes ont-ils appelé la vie sauvage l'état de perfection ?
R. Parce que, comme je vous l'ai dit, le vulgaire a souvent donné le nom de philosophes à des esprits bizarres qui, par morosité, par vanité blessée, par dégoût des vices de la société, se sont fait de l'état sauvage des idées chimériques, contradictoires à leur propre système de l'homme parfait.
D. Quel est le vrai sens de ce mot philosophe?
R. Le mot philosophe signifie amant de la sagesse : or, comme la sagesse consiste dans la pratique des lois naturelles, le vrai philosophe est celui qui connaît ces lois avec étendue et justesse, et qui y conforme toute sa conduite.
D. Qu'est-ce que l'homme dans l'état sauvage?
R. C'est un animal brut, ignorant, une bête méchante et féroce, à la manière des ours et des orangoutangs.
D. Est-il heureux dans cet état?
R. Non : car il n'a que les sensations du moment ; et ces sensations sont habituellement celles de besoins violents qu'il ne peut remplir, attendu qu'il est ignorant par nature et faible par son isolement.
D. Est-il libre?
R. Non : il est le plus esclave des êtres ; car sa vie dépend de tout ce qui l'entoure; il n'est pas libre de manger quand il a faim, de se reposer quand il est las, de se réchauffer quand il a froid ; il court risque à chaque instant de périr : aussi la nature n'a-t-elle présenté que par hasard de tels individus ; et l'on voit que tous les efforts de l'espèce humaine depuis son origine n'ont tendu qu'à sortir de cet état violent, par le besoin pressant de sa conservation.
D. Mais ce besoin de conservation ne produit-il pas dans les individus l'égoïsme, c'est-à-dire l'amour de soi? et l'égoïsme n'est-il pas contraire à l'état social?
R. Non : car si par égoïsme vous entendez le penchant à nuire à autrui, ce n'est plus l'amour de soi, c'est la haine des autres. L'amour de soi, pris dans son vrai sens, non-seulement n'est pas contraire à la société, il en est le plus ferme appui, par la nécessité de ne pas nuire à autrui, de peur qu'en retour autrui ne nous nuise.
Ainsi la conservation de l'homme, et le développement de ses facultés dirigé vers ce but, sont la véritable loi de la nature dans la production de l'être humain; et c'est de ce principe simple et fécond que dérivent, c'est à lui que se rapportent, c'est sur lui que se mesurent toutes les idées de bien et de mal, de vice et de vertu, de juste ou d'injuste, de vérité ou d'erreur, de permis ou de défendu, qui fondent la morale de l'homme individu, ou de l'homme social.
A suivre...
Apprenons la Loi naturelle. Il n'est pas trop tard pour bien faire. Et devenons les révolutionnaires du Nouveau Monde qui se bâtira après celui-là. Il y aura certainement des survivants parmi nous lorsque la Terre basculera le 20 décembre 2011. Il y en a eu voilà 12 960 ans sinon nous ne serions pas là. C'est à ceux-là qu'est donné le nom "d'élus" dans l'Apocalypse. Les survivants. Ceci est une vérité. Ne croyez pas que les dieux inventés par les hommes sont pour quelque chose dans notre création. Et ne croyez pas non plus que les extraterrestres nous ont visités. Les tracés de Nazca témoignent, au contraire, que de grandes civilisations nous avaient dépassés. Qu'ils étaient parvenus à une haute technologie leur permettant de visiter les étoiles. Les murs des temples égyptiens d'Abydos en témoignent...
Les symboliques Adam et Eve sont le témoignage légué par les Anciens de ce qui advint voilà des millénaires. Ils ont voulu nous prévenir que ce qui leur est arrivé arrivera encore à nos descendants. Et s'ils furent jeté hors du Jardin d'Eden, voyez dans ce symbole que la Planète idyllique sur laquelle ils vivaient était arrivée au terme de son échéance. L'horloge du temps l'obligeait à changer la face de notre monde. Rien n'est immuable ici bas. Même si vous ne vous en rendez pas compte, la Terre tourne. Et pour préparer à sa Révolution, elle commence par ralentir. Cela prend des centaines d'années voire des milliers d'années. Elle ralentit pour se préparer à s'arrêter et à basculer. Ce fait est inscrit dans l'Apocalypse dans ce passage que je vais mieux décrypter dans un autre article...
Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure. Apocalypse 8, 1
En sachant que chaque sceau dans l'Apocalypse correspond à une ère astrologique... j'en ai déjà parlé ICI...
2 - Caractères de la loi naturelle.
Extrait du livre Les Ruines de Constantin François Volney
1822

D. Quels sont les caractères de la loi naturelle?
R. On en peut compter dix principaux.
D. Quel est le premier?
R. C'est d'être inhérente à l'existence des choses, par conséquent, d'être primitive et antérieure à toute autre loi ; en sorte que toutes celles qu'ont reçues les hommes n'en sont que des imitations, dont la perfection se mesure sur leur ressemblance avec ce modèle primordial.
D. Quel est le second?
R. C'est de venir immédiatement de DIEU, d'être présentée par lui à chaque homme, tandis que les autres ne nous sont présentées que par des hommes qui peuvent être trompés ou trompeurs.
D. Quel est le troisième?
R. C'est d'être commune à tous les temps, à tous les pays, c'est-à-dire, d'être une et universelle.
D. Est-ce qu'aucune autre loi n'est universelle ?
R. Non : car aucune ne convient, aucune n'est applicable à tous les peuples de la terre; toutes sont locales et accidentelles, nées par des circonstances de lieux et de personnes; en sorte que si tel homme, tel événement n'eût pas existé, telle loi n'existerait pas.
D. Quel est le quatrième caractère?
R. C'est d'être uniforme et invariable.
D. Est-ce qu'aucune autre n'est uniforme et invariable?
R. Non : car ce qui est bien et vertu selon l'une, est mal et vice selon l'autre; et ce qu'une même loi approuve dans un temps, elle le condamne souvent dans un autre.
D. Quel est le cinquième caractère?
R. D'être évidente et palpable, parce qu'elle consiste tout entière en faits sans cesse présents aux sens et à la démonstration.
D. Est-ce que les autres lois ne sont pas évidentes ?
R. Non : car elles se fondent sur des faits passés et douteux, sur des témoignages équivoques et suspects, et sur des preuves inaccessibles aux sens.
D. Quel est le sixième caractère?
R. D'être raisonnable, parce que ses préceptes et toute sa doctrine sont conformes à la raison et à l'entendement humain.
D. Est-ce qu'aucune autre loi n'est raisonnable ?
R. Non : car toutes contrarient la raison et l'entendement de l'homme, et lui imposent avec tyrannie une croyance aveugle et impraticable.
D. Quel est le septième caractère?
R. D'être juste, parce que dans cette loi les peines sont proportionnées aux infractions.
D. Est-ce que les autres lois ne sont pas justes?
R. Non : car elles attachent souvent aux mérites ou aux délits des peines ou des récompenses démesurées, et elles imputent à mérite ou à délit des actions nulles ou indifférentes.
D. Quel est le huitième caractère?
R. D'être pacifique et tolérante, parce que, dans la loi naturelle, tous les hommes étant frères et égaux en droits, elle ne leur conseille à tous que paix et tolérance, même pour leurs erreurs.
D. Est-ce que les autres lois ne sont pas pacifiques?
R. Non : car toutes prêchent la dissension, la discorde, la guerre, et divisent les hommes par des prétentions exclusives de vérité et de domination.
D. Quel est le neuvième caractère?
R. D'être également bienfaisante pour tous les hommes, en leur enseignant à tous les véritables moyens d'être meilleurs et plus heureux.
D. Est-ce que les autres ne sont pas aussi bienfaisantes?
R. Non : car aucune n'enseigne les véritables moyens du bonheur; toutes se réduisent à des pratiques pernicieuses ou futiles; et les faits le prouvent, puisque après tant de lois, tant de religions, de législateurs et de prophètes, les hommes sont encore aussi malheureux et aussi ignorants qu'il y a six mille ans.
D. Quel est le dernier caractère de la loi naturelle?
R. C'estde suffire seule à rendre les hommes plus heureux et meilleurs, parce qu'elle embrasse tout ce que les autres lois civiles ou religieuses ont de bon ou d'utile, c'est-à-dire qu'elle en est essentiellement la partie morale ; de manière que si les autres lois en étaient dépouillées, elles se trouveraient réduites à des opinions chimériques et imaginaires, sans aucune utilité pratique.
D. Résumez-moi tous ces caractères.
R. J'ai dit que la loi naturelle est,
1° Primitive; 6° Raisonnable;
2° Immédiate; 7° Juste;
3° Universelle; 8° Pacifique;
4° Invariable; 9° Bienfaisante;
5° Évidente; 10° Et seule suffisante.
Et telle est la puissance de tous ces attributs de perfection et de vérité, que lorsqu'en leurs disputes les théologiens ne peuvent s'accorder sur aucun point de croyance, ils ont recours à la loi naturelle, dont l'oubli, disent-ils, a forcé Dieu d'envoyer de temps en temps des prophètes publier des lois nouvelles : comme si Dieu faisait des lois de circonstance, à la manière des hommes, surtout quand la première subsiste avec tant de force, qu'on peut dire qu'en tout temps et en tout pays elle n'a cessé d'être la loi de conscience de tout homme raisonnable et sensé.
D. Si, comme vous le dites, elle émane immédiatement de Dieu, enseigne-t-elle son existence?
R. Oui, très positivement : car pour tout homme qui observe avec réflexion le spectacle étonnant de l'univers, plus il médite sur les propriétés et les attributs de chaque être, sur l'ordre admirable et l'harmonie de leurs mouvements, plus il lui est démontré qu'il existe un agent suprême, un moteur universel et identique, désigné par le nom de DIEU; et il est si vrai que la loi naturelle suffit pour élever à la connaissance de DIEU, que tout ce que les hommes ont prétendu en connaître par des moyens étrangers, s'est constamment trouvé ridicule, absurde, et qu'ils ont été obligés d'en revenir aux immuables notions de la raison naturelle.
D. Il n'est donc pas vrai que les sectateurs de la loi naturelle soient athées ?
R. Non, cela n'est pas vrai : au contraire, ils ont de la Divinité des idées plus fortes et plus nobles que la plupart des autres hommes; car ils ne la souillent point du mélange de toutes les faiblesses et de toutes les passions de l'humanité.
D. Quel est le culte qu'ils lui rendent?
R. Un culte tout entier d'action : la pratique et l'observation de toutes les règles que la suprême sagesse a imposées aux mouvements de chaque être ; règles éternelles et inaltérables, par lesquelles elle maintient l'ordre et l'harmonie de l'univers, et qui, dans leurs rapports avec l'homme, composent la loi naturelle.
D. A-t-on connu avant ce jour la loi naturelle?
R. On en a de tout temps parlé : la plupart des législateurs ont dit la prendre pour base de leurs lois; mais ils n'en ont cité que quelques préceptes, et ils n'ont eu de sa totalité que des idées vagues.
D. Pourquoi cela ?
R. Parce que, quoique simple dans ses bases, elle forme, dans ses développements et ses conséquences, un ensemble compliqué qui exige la connaissance de beaucoup de faits, et toute la sagacité du raisonnement.
D. Est-ce que l'instinct seul n'indique pas la loi naturelle ?
R. Non : car par instinct l'on n'entend que ce sentiment aveugle qui porte indistinctement vers tout ce qui flatte les sens.
D. Pourquoi dit-on donc que la loi naturelle est gravée dans le coeur de tous les hommes ?
R. On le dit par deux raisons :
1° parce que l'on a remarqué qu'il y avait des actes et des sentiments communs à tous les hommes, ce qui vient de leur commune organisation ;
2° parce que les premiers philosophes ont cru que les hommes naissaient avec des idées déjà formées, ce qui est maintenant démontré une erreur.
D. Les philosophes se trompent donc?
R. Oui, cela leur arrive.
D. Pourquoi cela?
R. 1° Parce qu'ils sont hommes ;
2° parce que les ignorants appellent philosophes tous ceux qui raisonnent bien ou mal ;
3° parce que ceux qui raisonnent sur beaucoup de choses, et qui en raisonnent les premiers, sont sujets à se tromper.
D. Si la loi naturelle n'est pas écrite, ne devient-elle pas une chose arbitraire et idéale?
R. Non : parce qu'elle consiste tout entière en faits dont la démonstration peut sans cesse se renouveler aux sens, et composer une science aussi
précise et aussi exacte que la géométrie et les mathématiques; et c'est par la raison même que la loi naturelle forme une science exacte, que les hommes, nés ignorants et vivant distraits, ne l'ont connue, jusqu'à nos jours, que superficiellement.
A suivre...
Adriana Evangelizt
Je viens d'ouvrir une nouvelle catégorie intitulée La Loi Naturelle. Avant que la Terre bascule, il serait peut-être grand temps que l'Humanité reprenne contact avec ses racines profondes que tout un chacun porte au fond de lui, il faut le savoir. Est-ce que vous êtes contents de la vie actuelle qui vous est offerte, si je puis me permettre l'expression. Travailler plus pour gagner moins et toujours payer davantage. Voilà à quoi se résume l'existence pour la quasi totalité de l'humanité. Et je ne parlerai pas de tous les malheureux qui crèvent de faim, de soif en Afrique ou ailleurs. De tous ceux qui sont soumis à des guerres de colonisation, se voient spolliés de tous leurs droits y compris celui de Vivre. Tous ceux qui sont tués chaque jour au nom d'une idéologie criminelle qui a décidé de s'emparer d'un lopin de terre en niant l'existence des habitants de ce territoire.
Quel spectacle de désolation que ce monde pour tant de frères et de soeurs qui ne demandaient simplement, à la base, que de vivre en paix en essayant d'être heureux. Car sur notre planète, le bonheur n'est pas une option que vous pouvez choisir comme bon vous semble. Non. Nous avons tous nos malheurs. Et il y a des êtres sur qui le destin s'acharne plus que sur d'autres. Il n'est pas besoin d'aller loin pour savoir qu'une femme battue, par exemple, est chose courante. Qu'un enfant mal aimé est une pratique qui se maintient en grande forme et que les brutes qui s'acharnent sur les animaux ne sont pas non plus un mauvais rêve.
Le constat est terrible lorsque l'on se penche sur l'évolution de l'Humanité depuis bientôt 12 960 ans. L'ère des Poissons aura été la pire car elle est sous le règne de Seth et de Mammon. Crimes et Argent. Et au nom de ces deux plaies, les Peuples du monde sont soumis à rude épreuve. Non, les gens qui gouvernent ce monde ne nous rendent pas heureux. Loin s'en faut. Les injustices qu'ils commettent nous pèsent. Une colère planètaire gronde. C'est la raison pour laquelle un système sécuritaire de plus en plus contraignant s'installe. Les succubes croient qu'ils pourront nous juguler jusqu'à la fin des temps. Ce en quoi, ils se trompent car y a plus fort qu'eux. Il y a la Loi Naturelle qui fait qu'à un moment précis, la Terre reprend ses droits. Elle seule fait la pluie et le beau temps dans son domaine. Elle est soumise au Maître de la Nature. C'est ainsi que les premiers hommes nommaient "Dieu". Au Commencement. La Nature est, certes, parfois cruelle. Et les premiers scribes religieux ont transposé cette cruauté sur un Dieu qui punirait les hommes. Un dieu tueur. Un dieu massacreur. Un dieu avide de sang et de sacrifices. Il faut bien comprendre là le subterfuge qui a eu lieu pour soumettre l'Humanité et asservir les hommes au nom d'une religion inventée.
Voici donc quelques petites explications sur la Loi Naturelle par l'excellent Volney qui avait bien compris le fonctionnement de l'Univers. En plusieurs leçons. Très intéressant.
1 De la loi naturelle.
Extrait du livre Les Ruines de Constantin François Volney
1822

D. Qu'est-ce que la loi naturelle?
R. C'est l'ordre régulier et constant des faits, par lequel DIEU régit l'univers; ordre que sa sagesse présente aux sens et à la raison des hommes, pour servir à leurs actions de règle égale et commune, et pour les guider, sans distinction de pays ni de secte, vers la perfection et le bonheur.
D. Définissez-moi clairement le mot loi.
R. Le mot loi, pris littéralement, signifie lecture ( Du latin lex, lectio : Alcoran signifie aussi la lecture, et n'est qu'une traduction littérale du mot loi.), parce que, dans l'origine, les ordonnances et règlements étaient la lecture par excellence que l'on faisait au peuple, afin=n qu'il les observât et n'encourût pas les peines portées contre leur infraction : d'où il suit que l'usage originel expliquant l'idée véritable, la loi se définit :
« Un ordre ou une défense d'agir, avec la clause expresse d'une peine attachée à l'infraction, ou d'une récompense attachée à l'observation de cet ordre. »
D. Est-ce qu'il existe de tels ordres dans la nature?
R. Oui.
D. Que signifie ce mot nature?
R. Le mot nature prend trois sens divers :
1° Il désigne l'univers, le monde matériel; on dit, dans ce premier sens, beauté de la nature, richesse de la nature, c'est-à-dire les objets du ciel et de la terre offerts à nos regards;
2° Il désigne la puissaпсе qui anime, qui meut l'univers, en la considérant comme un être distinct, comme l'âme est au corps; on dit, dans ce second sens : « Les intentions de la nature, les secrets incompréhensibles de la nature. »
3° Il désigne les opérations partielles de cette puissance dans chaque être ou dans chaque classe d'êtres; et l'on dit, dans ce troisième sens : « C'est une énigme que la nature de l'homme; chaque être agit selon sa nature. »
Or, comme les actions de chaque être ou de chaque espèce d'êtres sont soumises à des règles constantes et générales, qui ne peuvent être enfreintes sans que l'ordre général ou particulier soit intervertí et troublé, l'on donne à ces règles d'actions et de mouvements le nom de lois naturelles ou lois de la nature.
D. Donnez-moi des exemples de ces lois.
R. C'est une loi de la nature, que le soleil éclaire successivement la surface du globe terrestre; — que sa présence y excite la lumière et la chaleur; — que la chaleur agissant sur l'eau forme des vapeurs ; — que ces vapeurs élevées en nuages dans les régions de l'air, s'y résolvent en pluies ou en neiges, qui renouvellent sans cesse les eaux des sources et des fleuves.
C'est une loi de la nature, que l'eau coule de haut en bas; qu'elle cherche son niveau; qu'elle soit plus pesante que l'air; — que tous les corps tendent vers la terre ; — que la flamme s'élève vers les cieux; qu'elle désorganise les végétaux et les animaux; — que l'air soit nécessaire à la vie de certains animaux; que, dans certaines circonstances, l'eau les suffoque et les tue; que certains sucs de plantes, certains minéraux attaquent leurs organes, détruisent leur vie; et ainsi d'une foule d'autres faits.
Or, parce que tous ces faits et leurs semblables sont immuables, constants, réguliers, il en résulte pour l'homme autant de véritables ordres de s'y conformer, avec la clause expresse d'une peine attachée à leur infraction, ou d'un bien-être attaché à leur observation : de manière que si l'homme prétend voir clair dans les ténèbres, s'il contrarie la marche des saisons, l'action des éléments; s'il prétend vivre dans l'eau sans se noyer, toucher la flamme sans se brûler, se priver d'air sans s'étouffer, boire des poisons sans se détruire, il reçoit de chacune de ces infractions aux lois naturelles une punition corporelle et proportionnée à sa faute;— qu'au contraire, s'il observe et pratique chacune de ces lois dans les rapports exacts et réguliers qu'elles ont avec lui, il conserve son existence, et la rend aussi heureuse qu'elle peut l'être; et parce que toutes ces lois, considérées relativement à l'espèce humaine, ont pour but unique et commun de la conserver et de la rendre heureuse, on est convenu d'en rassembler l'idée sous un même mot, et de les appeler collectivement la loi naturelle.
A suivre...
Adriana Evangelizt
A





