Samedi 08 Mars 2008

Continuons d'apprendre la Loi naturelle au cas où... nous ferions partie des survivants... les 144000 élus dans l'Apocalypse... il y en aura peut-être moins...

3 - Principes de la Loi naturelle

par rapport à l'homme.

1ère partie

2ème partie

Extrait du livre Les Ruines de Constantin François Volney

1822


D. Développez-moi les principes de la loi naturelle par rapport à l'homme ?

R. Ils sont simples; ils se réduisent à un précepte fondamental et unique.

D. Quel est ce précepte?

R. C'est la conservation de soi-même.

D. Est-ce que le bonheur n'est pas aussi un précepte de la loi naturelle?

R. Oui : mais comme le bonheur est un état accidentel qui n'a lieu que dans le développement des facultés de l'homme et du système social, il n'est point le but immédiat et direct de la nature ; c'est, pour ainsi dire, un objet de luxe, surajouté à l'objet nécessaire et fondamental de la conservation.

D. Comment la nature ordonne-t-elle à l'homme de se conserver?

R. Par deux sensations puissantes et involontaires, qu'elle a attachées comme deux guides, deux génies gardiens à toutes ses actions : l'une, sensation
de douleur, par laquelle elle l'avertit et le détourne de tout ce qui tend à le détruire; l'autre, sensation de plaisir, par laquelle elle l'attire et le porte vers tout ce qui tend à conserver et à développer son existence.

D. Le plaisir n'est donc pas un mal, un péché, comme le prétendent les casuistes?

R. Non : il ne l'est qu'autant qu'il tend à détruire la vie et la santé, qui, du propre aveu de ces casuistes, nous viennent de Dieu même.

D. Le plaisir est-il l'objet principal de notre existence, comme l'ont dit quelques philosophes ?

R. Non : il ne l'est pas plus que la douleur; le plaisir est un encouragement à vivre, comme la douleur est un repoussement à mourir.

D. Comment prouvez-vous cette assertion?

R. Par deux faits palpables : l'un, que le plaisir, s'il est pris au delà du besoin, conduit à la destruction; par exemple, un homme qui abuse du plaisir de manger ou de boire, attaque sa santé et nuit à sa vie : l'autre, que la douleur conduit quelquefois à la conservation; par exemple, un homme qui se fait couper un membre gangrené souffre de la douleur, et c'est afin de ne pas périr tout entier.

D. Mais cela même ne prouve-t-il pas que nos sensations peuvent nous tromper sur le but de notre conservation?

R. Oui : elles le peuvent momentanément.

D. Comment nos sensations nous trompent- elles?

R. De deux manières : par ignorance et par passion.

D. Quand nous trompent-elles par ignorance?

R. Lorsque nous agissons sans connaître l'action et l'effet des objets sur nos sens ; par exemple, lorsqu'un homme touche des orties sans connaître leur qualité piquante, ou lorsqu'il mâche de l'opium dont il ignore la qualité endormante.

D. Quand nous trompent-elles par passion?

R. Lorsque connaissant l'action nuisible des objets, nous nous livrons cependant à la fougue de nos désirs et de nos appétits; par exemple, lorsqu'un homme qui sait que le vin enivre, en boit avec excès.

D. Que résulte-t-il de là?

R. Il en résulte que l'ignorance dans laquelle nous naissons, et que les appétits déréglés auxquels nous nous livrons, sont contraires à notre conservation ; que par conséquent l'instruction de notre esprit et la modération de nos passions sont deux obligations, deux lois qui dérivent immédiatement de la première loi de la conservation.

D. Mais si nous naissons ignorants, l'ignorance n'est-elle pas une loi naturelle?

R. Pas davantage que de rester enfants, nus et faibles. Loin d'être pour l'homme une loi de la nature, l'ignorance est un obstacle à la pratique de toutes ses lois. C'est le véritable péché originel.

D. Pourquoi donc s'est-il trouvé des moralistes qui l'ont regardée comme une vertu et une perfection?

R. Parce que par bizarrerie d'esprit, ou par misanthropie, ils ont confondu l'abus des connaissances avec les connaissances mêmes : comme si, parce que les hommes abusent de la parole, il fallait leur couper la langue; comme si la perfection et la vertu consistaient dans la nullité, et non dans le développement et le bon emploi de nos facultés.

D. L'instruction est donc une nécessité indispensable à l'existence de l'homme?

R. Oui : tellement indispensable, que sans elle il est à chaque instant frappé et blessé par tous les êtres qui l'environnent ; car s'il ne connaît pas les
effets du feu, il se brûle; ceux de l'eau, il se noie; ceux de l'opium, il s'empoisonne : si dans l'état sauvage il ne connaît pas les ruses des animaux et l'art de saisir le gibier, il périt de faim; si dans l'état social il ne connaît pas la marche des saisons, il ne peut ni labourer, ni s'alimenter; ainsi de toutes ses actions-dans tous les besoins de sa conservation.

D. Mais toutes ces notions nécessaires à son existence et au développement de ses facultés, l'homme isolé peut-il se les procurer?

R. Non : il ne le peut qu'avec l'aide de ses semblables, que vivant en société.

D. Mais la société n'est-elle pas pour l'homme un état contre nature ?

R. Non : elle est au contraire un besoin, une loi que la nature lui impose par le propre fait de son organisation; car,

1° la nature a tellement constitué l'être humain, qu'il ne voit point son semblable d'un autre sexe sans éprouver des émotions et un attrait dont les suites le conduisent à vivre en famille, qui déjà est un état de société;

2° en le formant sensible, elle l'а organisé de manière que les sensations d'autrui se réfléchissent en lui-même, et y excitent des co-sentiments de plaisir, de douleur, qui sont un attrait et un lien indissoluble de la société;

3° enfin, l'état de société, fondé sur les besoins de l'homme, n'est qu'un moyen de plus de remplir la loi de se conserver ; et dire que cet état est hors de nature parce qu'il est plus parfait, c'est dire qu'un fruit amer et sauvage dans les bois, n'est plus le produit de la nature, alors qu'il est devenu
doux et délicieux dans les jardins où on l'a cultivé.

D. Pourquoi donc les philosophes ont-ils appelé la vie sauvage l'état de perfection ?

R. Parce que, comme je vous l'ai dit, le vulgaire a souvent donné le nom de philosophes à des esprits bizarres qui, par morosité, par vanité blessée, par dégoût des vices de la société, se sont fait de l'état sauvage des idées chimériques, contradictoires à leur propre système de l'homme parfait.

D. Quel est le vrai sens de ce mot philosophe?

R. Le mot philosophe signifie amant de la sagesse : or, comme la sagesse consiste dans la pratique des lois naturelles, le vrai philosophe est celui qui connaît ces lois avec étendue et justesse, et qui y conforme toute sa conduite.

D. Qu'est-ce que l'homme dans l'état sauvage?

R. C'est un animal brut, ignorant, une bête méchante et féroce, à la manière des ours et des orangoutangs.

D. Est-il heureux dans cet état?

R. Non : car il n'a que les sensations du moment ; et ces sensations sont habituellement celles de besoins violents qu'il ne peut remplir, attendu qu'il est ignorant par nature et faible par son isolement.

D. Est-il libre?

R. Non : il est le plus esclave des êtres ; car sa vie dépend de tout ce qui l'entoure; il n'est pas libre de manger quand il a faim, de se reposer quand il est las, de se réchauffer quand il a froid ; il court risque à chaque instant de périr : aussi la nature n'a-t-elle présenté que par hasard de tels individus ; et l'on voit que tous les efforts de l'espèce humaine depuis son origine n'ont tendu qu'à sortir de cet état violent, par le besoin pressant de sa conservation.

D. Mais ce besoin de conservation ne produit-il pas dans les individus l'égoïsme, c'est-à-dire l'amour de soi? et l'égoïsme n'est-il pas contraire à l'état social?

R. Non : car si par égoïsme vous entendez le penchant à nuire à autrui, ce n'est plus l'amour de soi, c'est la haine des autres. L'amour de soi, pris dans son vrai sens, non-seulement n'est pas contraire à la société, il en est le plus ferme appui, par la nécessité de ne pas nuire à autrui, de peur qu'en retour autrui ne nous nuise.

Ainsi la conservation de l'homme, et le développement de ses facultés dirigé vers ce but, sont la véritable loi de la nature dans la production de l'être humain; et c'est de ce principe simple et fécond que dérivent, c'est à lui que se rapportent, c'est sur lui que se mesurent toutes les idées de bien et de mal, de vice et de vertu, de juste ou d'injuste, de vérité ou d'erreur, de permis ou de défendu, qui fondent la morale de l'homme individu, ou de l'homme social.

A suivre...

Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: La Loi Naturelle
Samedi 08 Mars 2008

  Pour bien comprendre l'aberration du monde dans lequel on vit, il faut déjà savoir comment ceux qui sont aujourd'hui rois, princes ou à la tête de grandes dynasties le sont devenus. Sûrement pas par l'opération du Saint-Esprit. Bien qu'entre les rois et les Eglises, il y a souvent eu de grandes connivences pour asservir les Peuples. A la base, ce n'était que de simples brigands qui se sont imposés et ont pris les terres qu'ils ont voulu, dépossédant les gens qui y vivaient dessus et les traitant pire que des esclaves. Dans le "Monde nouveau", il faudra se souvenir que la Terre appartient à tout le monde et ne plus laisser s'instaurer cela. Fini les privilèges et les castes. Fini les élites dévoyées qui nous imposent leurs diktats, leur férule et leurs guerres. Le "Nouveau Monde" sera un monde libre et personne ne sera propriétaire de rien. Car la propriété c'est du vol... comme disait Proudhon.

Voici un vieux livre qui nous raconte comment les Francs prirent possession de la Gaule...

 

Histoire critique de la noblesse

Depuis le commencement de la monarchie, jusqu'à nos jours ; où l'on expose ses préjugés, ses brigandages, ses crimes, où l'on prouve qu'elle a été le fléau de la liberté, de la raison, des connaissances humaines, et constamment l'ennemi du peuple et des rois

 

par Jacques Antoine Dulaure

 

1790

INTRODUCTION


Les distinctions doivent être la récompense du mérite et n'appartenir qu'aux seuls individus qui s'en sont rendus dignes, tout comme les châtimens ne doivent atteindre que les seuls coupables. Il est
aussi injuste de s'approprier le prix des vertus d'un autre, que de subir la peine du crime qu'on n'a point commis. Ces principes souverainement justes, et triviaux à force d'être évidens, ont cependant été et sont encore méconnus ou totalement méprisés chez les peuples dont les gouvernemens ont été formés, dans des siècles barbares, au gré des circonstances ou des usurpateurs.

Le mépris de ces principes se manifeste dans l'opinion qui admet l'hérédité de la noblesse. Cette distinction, aussi impolitique qu'immorale, digne des temps d'aveuglement et de violence qui l'ont produite, est un attentat aux droits de la partie de la nation qui en est privée ; elle est le vice radical d'un gouvernement, tout comme l'égalité des droits en est la force et l'honneur : elle est la source d'une infinité de maux.

Il ne peut y avoir de vertus, quand les récompenses sont exclusivement le bénéfice d'une certaine classe de la société, et quand elles ne lui coûtent à obtenir que la peine de naître. Dans cette classe de privilégiés, les vertus, les talens, le génie doivent être nécessairement plus rares que dans les autres classes, puisque, sans avoir aucune de ces qualités, les individus qui la composent, n'en sont pas moins récompensés et honorés. Ceux qui profitent de cet absurde bouleversement de principes, et ceux qui y perdent, d'après cette injuste répartition de récompenses, établie comme un droit, ne peuvent avoir sur le vrai mérite, que des idées les plus fausses et les plus pernicieuses à la morale. On verra , dans cet ouvrage, ces vérités théoriques démontrées par des faits.

L'histoire de la noblesse, sous le point de vue que je la présente, offre des vérités qui paraîtront nouvelles à plusieurs, qui heurteront l'opinion générale, et qui, par conséquent, deviennent plus importantes à faire connaître. On a cru longtems qu'il existait dans le sang des nobles, une vertu particulière, qui ne se trouvoit point dans le sang des autres hommes ; et l'on a eu, pour les nobles, un respect presque religieux.

On a cru de même, et dans cas derniers momens, on a osé répéter, avec solennité, que les nobles ont été constamment la forêt de l'état, et le soutien de la monarchie ; et cette assertion, quoiqu'opposée à la vérité, n'a pas semblé fort étrange.

Je prouverai que la noblesse, étant une institution vicieuse, n'a pu produire, en général, que des hommes vicieux; que cette classe de notre société a, dans tous les tems, été beaucoup plus que les autres, entachée de crimes de tous les genres, et que, pendant plusieurs siècles, elle n'a fourni que des brigands.

Je prouverai que la noblesse, ou le système féodal, a dépeuplé, ruiné et stérilisé la France, qu'elle a détruit le commerce, éteint les lumières de l'esprit, et hâté les progrès de la barbarie. Je montrerai ce royaume divisé, pendant plus de huit siècles, en deux classes bien distinctes, la. noblesse et le peuple, l'une destructive et oppressive, l'autre productive et opprimée.

Je ne ressemblerai pas à ces écrivains moralistes, dramatiques historiens, ou déclamateurs, qui, par ignorance, par routine, par intérêt ou par crainte, s'attachent, en reproduisant les mensonges flatteurs des prétendus tems héroïques de notre histoire, à ménager ou à interesser l'amour-propre national.

C'est accuser ses contemporains de faiblesse ; c'est les traiter comme des enfans, des malades, c'est les mépriser, que de les croire trop faibles pour soutenir la lecture des vérités fortes.

J'ai cru les honorer, les traiter en hommes, en leur présentant hardiment la vérité, et en les croyant capables de l'envisager toute nue.

On ne manquera pas de m'objecter que la noblesse étant abolie, il est inutile d'écrire contr'elle. Je réponds que, si le corps de la noblesse est détruit, les prétendus nobles ne le sont point, que le préjugé de leur élévation au-dessus des autres hommes, existe encore tout entier. On peut, dans un instant, renouveler toutes les lois d'un empire; mais il faut des siècles pour changer les opinions ; ce n'est pas en un jour qu'on anéantit des préjugés établis chez presque tous les peuples, affermis, consacrés par plus de douze siècles d'ancienneté. La raison ne remplace pas la routine aussi promptement qu'une loi sage peut remplacer une loi barbare. Il faut seconder cette réforme utile, en portant la conviction de son utilité dans tous les esprits ; il faut montrer, dans toute sa laideur, l'idole qu'on adoroit, pour en faire détester le Culte : c'est le principal but de cet ouvrage qui doit, au surplus, instruire et piquer la curiosité, parce qu'il présente un tableau neuf, et l'histoire sous une face toute nouvelle.

           

 

CHAPITRE PREMIER


Origine, usurpations, et inclination des nobles au brigandage, sous la première et sous la seconde race.

 

Les premiers monumens de notre histoire ne nous offrent qu'une chronologie de crimes, dont la lecture est révoltante. On y voit partout l'ambition, les trahisons, les cruautés des uns, céder à l'ambition , aux trahisons et aux cruautés des autres : pendant longtems les grands et les princes du royaume n'offrent qu'une classe de traîtres, de trahis, d'assassins, d'assassinés ; le plus fort des criminels reste toujours le plus puissant et le plus honoré. Si quelquefois l'ambition et l'intérêt laissent dans l'histoire quelque intervalle aux meurtres, c'est pour faire place à la crédulité la plus absurde, aux préjugés les plus barbares.

C'étoit le caractère de ces brigands, Huns, Vandales, Bourguignons, Wisigoths, qui, successivement, firent des incursions dans les Gaules, et ne semblèrent y entrer que pour y porter le ravage et la mort. C'étoit surtout le caractère de ces Francs, peuples brutes et vagabonds, qui ne vivaient que de pillage, et qui contribuèrent, avec leurs prédécesseurs, à dévaster le pays des Gaules, qu'on nomme aujourd'hui France. « Les Gaules, qu'ils regardaient, dit l'abbé Mably, comme un pays ennemi, parce qu'elles leur offroient un riche butin, furent continuellement pillées, ou obligées de se racheter du pillage, en achetant la paix par des traités qui étaient bientôt violés... . » A peine savoient-ils ( les Francs ) qu'ils étaient citoyens, et qu'ils formaient une société ».

Sous la domination Romaine, les Gaules étaient florissantes ; l'agriculture, les manufactures , le commerce, les beaux arts et la littérature y étoient en vigueur ; des édifices superbes, des écoles publiques embellissaient et illustraient les villes : des aqueducs, des grands chemins, des ponts favorisaient toutes les communications ; les habitans étaient doux, instruits et civilisés. Dans l'espace d'un demi-siècle toute la scène change : des nuées de barbares se succèdent, dépeuplent et détruisent tout ; ils brûlent les moissons, pillent les villes, et s'attachant principalement, par une féroce jalousie, à tout ce qui portait le caractère de la magnificence Romaine, ils démolissent les plus beaux monumens de l'antiquité ; enfin, ne trouvant plus rien à piller, à incendier, à détruire, ils s'emparent du sol, rougi du sang de ses habitans, et couvert des cendres de ses villes, pour y faire régner, avec eux, l'ignorance et la férocité. Des bâtimens grossiers remplacent les plus beaux monumens de l'empire ; des coutumes barbares succèdent aux lois Romaines ; les écoles sont anéanties ; les lumières s'éteignent; au milieu de tant de désastres, les talents se dégradent ou disparoissent entièrement, et le savoir se cache, et va s'abrutir dans le fond de quelques monastères ; des tyrans stupides gouvernent, le glaive à la main. Une nuit affreuse couvre, pour plusieurs siècles, la surface de l'Europe ; la monarchie commence, et, de ce cloaque de ténèbres et d'horreurs, sortent les premiers élémens de la noblesse Française.

Il existoit encore, à la vérité, plusieurs familles nobles, qui tiraient leur origine des Gaulois ou des Romains, et qui portaient indistinctement le titre de familles Romaines ; mais ces familles ne survécurent, à tant de désastres, qu'en petit nombre, et la jalousie que leur portaient les Francs, les exposa à une infinité d'outrages et de persécutions qui contribuèrent beaucoup à les anéantir.

Les unes s'expatrièrent. de bonne heure ; d'autres, dépouillées de tous leurs biens, furent confondues dans la classe du peuple.

« La victoire, dit l'abbé Mably, rendit les Francs insolens et brutaux ; ils s'accoutumèrent à faire des injures aux Gaulois, et quand ils écrivirent leurs coutumes et les rédigèrent en lois, ils établirent une différence humiliante entre eux et les vaincus. »

Le Gaulois fut jugé un homme vil ; son sang fut estimé une fois moins que celui des François, et, dans tous les cas, on ne lui paya que la moitié de la composition qu'on devait à celui-ci ». Ainsi le Franc qui avoit tué un Romain ou un Gaulois, ne payoit que mille cinquante deniers ; et le Romain ou le Gaulois qui tuoit un Franc, étoit taxé à deux mille cinq cents deniers.

Cette différence annonce l'état d'humiliation dans lequel les Francs avoient placé les Gaulois ou Romains, et ne permet guère de croire que les familles illustres des ces derniers, se soient maintenues sous la domination Françoise, avec leurs titres et leurs distinctions.

Quelques familles de magistrats cependant, à cause de leurs emplois ou de leurs talens furent conservées, surtout dans les provinces méridionales ; mais on ne peut assurer qu'elles se soient soutenues jusqu'au neuvième siècle, à moins qu'on ne veuille adopter les fables officieuses de quelques généalogistes à gages, qui, autrefois, sans aucune preuve, faisoient descendre les anciennes familles françaises des familles romaines, tout comme plusieurs familles romaines se disoient issues des dieux.

Tous les peuples barbares ont des nobles, et adoptent les distinctions héréditaires ; c'est le vice des sociétés incivilisées, tout comme le principe qui n'admet de distinction dans les individus que celle de leur talent et de leur vertu, est le chef-d'œuvre de la civilisation.

Les premiers francs qui, après la conquête des Gaules, obtinrent une distinction particulière, furent ceux qui, par quelque action d'éclat à la guerre, s'étoient rendus nécessaires au chef, en avoient obtenu des récompenses, et s'étoient, en quelque sorte, dévoués à son service : on les appela les fidèles, les antrustions, ou les leudes. Ce furent les premiers grands de la monarchie, que la faveur et la bassesse multiplièrent dans la suite.

Les rois mérovingiens les enrichirent, en leur donnant des terres qu'ils détachoient de leurs domaines, et ces biens étaient amovibles, et à titre de bénéfices. Ces grands ou leudes usurpèrent, dans la suite, dans l'étendue de leurs bénéfices ou leudes, tout ce qu'ils purent impunément usurper, le droit de justice que les rois ne leur avoient point concédé, les droits et mille autres redevances de cette espèce. Les peuples, foulés de toutes parts par les guerres que se faisoient continuellement les princes, demandèrent un asyle à ces leudes contre le pillage des soldats ; ils l'obtinrent par des présens ; et ces gages de la reconnoissance envers leurs protecteurs, devinrent, avec le tems, la dette d'un sujet à son seigneur. Les peuples, tyrannisés encore par les ducs et les comtes, qui, chargés de l'administration de la justice, la vendoient au plus riche, ne voulurent plus être jugés, dans leurs différens, que par les leudes, sous la sauvegarde desquels ils s'étoient mis. Telle fut l'origine des seigneurs; et des usurpations multipliées furent celle de leurs droits.

Les crimes des princes Français de la première et de la seconde race sont si énormes, si multipliés et si bien attestés, que les historiens les plus timides conviennent que ces princes étoient d'abominables scélérats. Clovis, tout chrétien qu'il était, fut aussi cruel que ses prédécesseurs ; les eaux du baptême ne tempérèrent point la férocité de son caractère ; il fut l'assassin de vingt princes françois, dont neuf étoient ses parens; il les fit égorger, ou les égorgea de sa propre main. Il porta Cloderic à tuer son père ; il tua, d'un coup de hache, Regnacaire, roi de Cambrai, son parent; il tua en même tems Ricaire, frère de Regnacaire, sous prétexte qu'il ne l'avoit point défendu. Il fit assassiner deux rois, ses voisins, et paya les assassins en fausse monnaie. Enfin les exploits et les succès de ce premier roi chrétien n'offrent que des trahisons et des scélératesses.

Ses successeurs l'imitèrent. Quelle cruauté, quelle barbarie dans Clotaire I, qui assassine ses neveux de sa propre main, et qui fait éprouver à ses cousins et à Brunehault, les traitemens les plus barbares ! « Ces princes, dît M. l'abbé Mably , s'accoutumèrent à commettre, de sang-froid, des actions les plus atroces, que l'emportement le plus furieux ne pouvoit justifier. Les loix de l'humanité, les droits du sang furent violés sans remords ; aucune bienséance ne suppléoit aux règles connues de la morale ; la perfidie étoit respectée , et les rois, comme leurs sujets, ne mettoient aucun art à déguiser leurs plus grands attentats. Si Childebert II  veut se défaire de Magnovalde, il le flatte, le caresse, l'attire à sa cour sous prétexte d'une fête, et le fait assassiner au milieu du spectacle. On jette son cadavre par les fenêtres du palais ; et, en se saisissant de ses biens, le prince ne daigne pas même faire connoître les motifs d'un forfait qui rompt tous les liens de la société.»

Le droit du plus fort ou du plus adroit étoit l'unique règle des actions des princes de ce tems-là. Les mots de meurtres, d'assassinats, d'empoisonnement, de supplices de toutes espèces, fourmillent dans le récit de leurs exploits. Cette partie de notre histoire, assez détaillée par Grégoire de Tours, fait horreur à lire.

D'après de tels exemples, d'après de tels principes, qu'on juge de l'état malheureux des foibles et de la tyrannie des puissans ; aussi les annales de chaque province ne nous, offrent-elles alors, de la part de leurs gouverneurs, appelés ducs ou comtes, que les injustices les plus criantes, des brigandages et des atrocités continuelles.

Pour donner une idée des mœurs des seigneurs de la cour, il suffit de peindre celles de leurs maîtres; car les courtisans sont, ou les instigateurs, ou les instrumens, et, par conséquent, toujours les complices des crimes des rois. Ainsi, pour peindre la cour de Chilperic, il suffiroit de nommer ce roi, et de citer toutes les iniquités et les crimes que lui reproche Grégoire de Tours, qui le qualifie de Néron et d'Hérode de son siècle ; il suffiroit de nommer sa détestable épouse, Fredegonde, qu'on peut appeler la plus scélérate des reines ; et l'on pourroit juger des valets par les maîtres ; mais le fait suivant vient à l'appui de cet axiome.

Chilperic envoya sa fille Rigonthe en Espagne, pour y épouser un prince Espagnol, nommé Recaréde ; il fit mener avec elle des présens magnifiques et des richesses immenses qui formoient sa dot. Pour escorter sa fille et les équipages qui transportoient ces trésors, il lui donna quatre mille hommes de troupes, et un grand nombre des seigneurs de sa cour, en qui il avoit le plus de confiance. Ces seigneurs s'occupèrent, en route, à dévaster et à dépouiller, comme en pays ennemi, les provinces qui étoient sur leur passage ; enfin, ils pillèrent les équipages même de la princesse qu'ils avoient promis d'accompagner et de protéger, et se réfugièrent, avec une partie des richesses volées, dans les états du roi Childebert.

La conduite des principaux seigneurs de la cour, de ceux qui paroissoient les plus dignes de la confiance du Roi, doit faire juger de celle des seigneurs qui en étoient éloignés, et qui commandoient dans les provinces : ils étoient les fléaux des habitans.

Cramne, prince François, envoyé en Auvergne, pour y gouverner, se livre impunément à tous les excès ; entouré de jeunes seigneurs plus brigands et plus libertins que lui, il pille les maisons de la capitale, s'empare des biens des plus riches particuliers, enlève et viole les filles des sénateurs de cette ville, en présence de leurs pères. Après ces excès, Cramne s'arme contre son propre père ; Clotaire I, qui le prend, le fait brûler avec sa femme et ses filles.

Un seigneur Breton, comte de Vannes, assassina, dans le même tems, trois de ses frères, et alloit donner la mort au quatrième ; mais il fut retenu par les vives prières de l'évêque de Nantes.

Parthenius, gouverneur de Trêves, pendant le règne de Théodebert, écrasoit le peuple par les tributs excessifs qu'il en exigeoit, par les exactions et les violences qu'il commettoit impunément, à la faveur de la protection de Théodebert. Ce roi étant mort, Parthenius, privé de ce soutien, se vit menacé de la punition de ses forfaits : il se réfugia dans l'église de Trêves, s'y cacha dans un coffre ; mais on le tira bientôt de cet asyle , et il fut lapidé.

A Tours, le comte Leudastes se rendoit fameux par ses brigandages, et par l'odieuse calomnie qu'il osa publier contre l'évêque de cette ville, le célèbre Grégoire de Tours.

Pelagius , suivant ce même historien, qui avoit une intendance sur les haras d'un domaine du roi, abusoit de son autorité pour fouler le peuple, braver tous les juges, et exercer tous les maux que ses vices innombrables lui inspiroient.

Les officiers qui gouvernoient pour le Roi Chilpéric, dans le Poitou, le Limousin, la Saintonge et le Périgord, s'étoient rendus si odieux par les vexations qu'ils y exerçoient, que les peuples, ne pouvant supporter leur domination , se révoltèrent.

Dans le Gévaudan, le comte Pallade se livroit aux mêmes excès ; non seulement il pilloit les biens des particuliers ; mais ceux des églises ; ces biens, les seuls, alors, sacrés pour ces hommes féroces et crédules, devinrent la proie de ce gouverneur. L'évêque Parthenius le dénonça à Sigebert, roi d'Austrasie.

Toutes les provinces de France gémissoient sous la tyrannie de leurs gouverneurs Français : il seroit trop long d'en rapporter les exemples ; il suffira de dire que ceux que nous avons cités, sont tous du même tems.

Les grands, appelés Leudes, étant parvenus, à l'assemblée qu'ils tinrent à Paris en 615, à faire décider que les bénéfices, que les terres qu'ils tenoient des domaines du roi, resteroient héréditaires dans leurs familles, acquirent, par cette usurpation, une grande autorité, et surtout, beaucoup de considération. « Les fils d'un bénéficiaire, par le droit même de leur naissance, qui les appelloit à la succession de leur père, se trouvèrent eux - mêmes sous la truste ou la foi du roi ; ils furent d'avance ses obligés ou ses protégés. La naissance leur donnant une prérogative qu'on n'acquéroit auparavant que par la prestation du serment de fidélité, on s'accoutuma à penser qu'ils naissoient Leudes. La vanité, toujours adroite à profiter de ses avantages, est encore plus attentive à les étendre sur le plus léger prétexte. Ces Leudes d'une nouvelle espèce se crurent supérieurs aux autres, et on commença à prendre de la noblesse l'idée que nous en avons aujourd'hui. ». Ainsi, les distinctions qui n'avoient été que personnelles, devinrent alors, pour la première fois, une propriété de famille.

Cette usurpation sur les domaines de la couronne fut la source d'une foule d'autres.

La naissance, toute seule, valut de la considération. Bientôt une autre source plus impure produisit la noblesse. Ce n'étoit pas de la naissance, mais de la terre qu'elle découloit. Un homme achetoit, on usurpoit un aleud ; aussitôt, lui, et toute sa race, étoient éternellement imprégnés d'une noblesse indélébile.

Voilà quelle fut, en France, la première origine de la noblesse héréditaire. C'est de cet amas d'usurpations, d'absurdités, de crimes, que l'on vit sortir les premières tiges généalogiques de nos plus anciennes maisons de France, celles des rois de la seconde et de la troisième race.

Les seigneurs, plus puissans, plus indépendans, n'en devinrent que plus impunément criminels, et plus ambitieux ; ils s'emparèrent insensiblement de l'autorité des rois, et sous le nom de Maires du Palais, ils régnèrent à leur place.

La seconde race voit les mêmes crimes, les mêmes usurpations se perpétuer, se consacrer, pour ainsi dire, par l'habitude. Les rois, endormis sur le trône, laissent les maires du palais s'attribuer l'autorité royale, et tyranniser le peuple ; la plus grande partie des nobles autorise ces entreprises. Pépin, maire du palais, en 752, usurpe enfin la couronne de France, et la soutient par des crimes. Il s'empara du duché d'Aquitaine , après une guerre de huit années, accompagnée des circonstances les plus atroces et les plus désastreuses pour les peuples, et après avoir fait assassiner le duc Waifre, légitime Prince de cette partie de la France.

L'Aquitaine venoit d'offrir une de ses attrocités si communes alors. Hunaud, père de Waifr, qui en étoit duc, après une longue guerre avec son frère Hatton, lui demande la paix, lui jure une parfaite amitié, l'invite à se rendre auprès de lui, et aussitôt qu'il est en possession de sa personne, il lui fait crever les yeux.

Charlemagne, fils de Pépin, plus ambitieux, d'un génie plus vaste, et tout aussi cruel que ses prédécesseurs, se comporta, tour-à-tour, en grand homme et en brigand. Par sa superstition, par ses actes sanguinaires, il ne se montra point au-dessus de la barbarie de son siècle. Les massacres dont il se rendit coupable contre les Saxons, les quatre mille cinq cens prisonniers qu'il fit égorger de sang froid , les traitemens odieux qu'il exerça contre ces malheureux vaincus, sont des actions de brigands, et des taches à sa mémoire, que d'illustres succès ne peuvent effacer. Il fut le plus puissant des rois de France ; mais cette puissance fut acquise et cimentée par des torrens de sang. Il fit des loix conformes à l'esprit de son siècle, protégea les lettres et les arts, et obtint le surnom de Grand.

Ses fondations pieuses lui valurent celui de Saint. Il suspendit un peu les ravages des nobles par les loix qu'il établit, et par son exactitude à veiller à leur exécution ; mais il ne put détruire, ni leurs inclinations malfaisantes, ni leur régime destructeur ; et l'on vit, quelques tems après sa mort, les grands se soulever contre son fils, Louis le Débonnaire.*

* Un article du testament de Charlemagne prouve quelle opinion il avoit lui-même de ses fils, et de quelle espèce scélérate devoient être de tels princes. Il leur recommande de ne point égorger leurs enfans nés ou à naître ; de ne les point mutiler, de ne leur point crever les yeux, et même de ne point les faire tondre. Un père Cannibale auroit pu faire de pareilles recommandations à ses fils Cannibales.

Sous le règne de Charles le Chauve, les grands s'adonnent au brigandage le plus ouvert. Ce roi, par un édit rédigé à l'assemblée générale de Pistes, en 884, ordonna la démolition des châteaux, parce que les seigneurs en avoient fait des retraites de voleurs, et que de là ils commettoient mille désordres dans leur voisinage ; mais cette ordonnance eut peu de succès. Les forteresses ne furent point démolies, et les seigneurs continuèrent leur brigandange.

Ce fut à cette époque, vers la fin de la seconde race, qu'il s'établit un nouvel ordre de choses. Les incursions des Normands, qui faisoient les malheurs des peuples et des rois, furent très - favorables à l'ambition des seigneurs ; ils profitèrent de ces tems de troubles et de désordres, pour faire de nouvelles usurpations sur les droits du monarque et du peuple. Les ducs ou gouverneurs des provinces, les comtes ou gouverneurs des villes, les officiers d'un ordre inférieur, à la faveur de l'affoiblissement de l'autorité royale, firent, de leur propre autorité, dans l'étendue de leur gouvernement, ce que les Leudes avoient fait à l'égard de leurs bénéfices ; ils rendirent héréditaires, dans leurs maisons, des titres que, jusques-là, ils n'avoient possédés qu'à vie : magistrats, soit civils, soit militaires, soit tous les deux ensemble, ils usurpèrent, en même-tems, le droit de justice, et la propriété des terres sur lesquelles ce droit s'étendoit. Ils ne reconnurent plus dans le monarque que le premier entre leurs pairs, qu'un seigneur suzerain. « La Noblesse, proprement dite, ignorée en France jusqu'à cette époque, commença, dit M. le président Henault, avec cette nouvelle seigneurie; en sorte que ce fut la possession des terres , qui fit les nobles, parce qu'elle leur donna des espèces de sujets, nommés vassaux, qui s'en donnèrent, à leur tour, par des sous-inféodations ; et ce droit des seigneurs fut tel, que les vassaux étoient obligés, dans certains cas, de les suivre à la guerre contre M le roi même ». Voilà l'origine du régime féodal, des droits, de l'autorité, des richesses, et de la grandeur de la noblesse de France ; c'est dans la source impure et criminelle des violations, des usurpations successives, des attentats de tout genre, qu'ont pris naissance les plus anciennes maisons nobles de France, sans en excepter celle du sang royal ; c'est de cette source honteuse que sont sortis ces droits tyranniques ou absurdes, cet orgueil extravagant, ce pouvoir aveugle, appelé féodalité, qui a détruit le commerce, l'agriculture, et qui a fixé, pendant plusieurs siècles, la barbarie en France. C'est enfin ce pouvoir, qui a familiarisé les esprits à cette monstrueuse association des idées de crimes les plus bas et les plus atroces, avec l'idée de noblesse ; de sorte qu'il n'a pas paru étrange de donner le nom de Grands, de Nobles, à des assassins, à des voleurs de grands chemins, à d'infâmes scélérats.

On va voir, dans le chapitre suivant, que les nobles ont mérité universellement ces flétrissantes qualifications.

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 08 Mars 2008

 Des chercheurs ont découverts une étoile susceptible d'éliminer toute forme de vie sur notre Terre. Elle est sur le point d'exploser et dégagerait une gigantesque bouffée de rayons gamma qui sont parmi les phénomènes cosmique les plus destructeurs. Cette catastrophe pourrait se produire à n'importe quel moment dans les 100 000 prochaines années. Ceci est très curieux car l'on trouve deux passages dans l'Apocalypse qui parle d'une grande étoile ardente qui tombe sur notre planète...

8:10 Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.

8:11 Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères.

9:1 Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée,

9:2 et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits.

9:6 En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux.

Les faiseurs de guerre vont bientôt trouver plus fort qu'eux... quel soulagement !

 

Une bombe stellaire à retardement

Après les petits hommes verts mal intentionné et les astéroïdes tueurs, les astronomes viennent de trouver une raison de plus de se méfier de l’espace. Peter Tuthill et ses collègues de l’Université de Sydney (Australie) ont découvert une étoile susceptible d’éliminer toute forme de vie sur Terre. Leurs travaux sont publiés dans la revue « Astrophysical Journal ».

Etoile de la mort à 8000 années-lumière

L’étoile double WR104, située à 8000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire, est constituée de deux étoiles massives en rotation l’une autour de l’autre. Ces deux étoiles ont atteint le dernier stade d’évolution avant leur explosion, qui se manifestera par l’émission d’une gigantesque bouffée de rayons gamma. Le phénomène peut se produire à n’importe quel moment lors des 100 000 prochaines années.

Pire, en observant WR104 pendant prés de 6 ans à l’aide du télescope Keck de Hawaii (Etats-Unis), les astronomes australiens viennent de s’apercevoir que la trajectoire de ce rayon de la mort a de fortes chances de croiser celle de notre planète.

Tueur récidiviste

Découvertes dans les années 60, les bouffées de rayons gamma sont parmi les phénomènes cosmiques les plus destructeurs. Certains chercheurs pensent même qu’ils sont responsable de la deuxième extinction de masse qui a touché la Terre il y a 450 millions d’années. En fait, si un sursaut gamma frôlait la Terre, il ne nous tuerait pas forcément immédiatement, mais, en ionisant les gaz de l’atmosphère, il provoquerait une destruction étendue de la couche d’ozone qui nous protège des UV et une acidification des pluies destructrice pour les végétaux.

Sources 20 Mn

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Catastrophes cosmiques
Samedi 08 Mars 2008

 Le changement climatique est un nouveau facteur de tensions, nous dit l'Union Européenne. Comme s'il y avait besoin du climat pour alimenter des guerres. Comme si les teneurs de rênes n'y étaient pas pour quelque chose. L'UE a même le culot de dire que le changement de climat va pousser des millions de personnes à émigrer ! C'est certainement cela qui a fait émigrer les Palestiniens ou les Irakiens. Où les Libanais, il y a deux ans. La vérité, c'est que le 20e siècle fut le règne des prédateurs et du vol manifeste. Hitler n'est pas mort. D'autres continuent son oeuvre en toute impunité. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que la troisième guerre mondiale va éclater sous peu. Tout ça pour un lopin de terre. Alors que tout le monde a le droit de vivre en paix sur cette planète. Simplement des rapaces en ont décidé autrement au nom d'un dieu imaginaire. Mais plus sûrement pour le profit.

Le changement climatique est un nouveau facteur de tensions,

prévient l'UE

Conflit au Darfour, migrations au Bangladesh provoquées par la montée des eaux, dégel des régions polaires ouvrant l'accès à de tentants hydrocarbures: le changement climatique a déjà commencé à attiser les tensions dans le monde, avertit l'UE dans un rapport publié vendredi.

De l'Afrique à l'Asie en passant par le Moyen-Orient et l'Asie centrale et jusqu'au pôle nord, le changement climatique "exacerbe les tensions et l'instabilité existantes", expliquent les services du diplomate en chef de l'UE Javier Solana et de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, dans ce rapport de sept pages qui sera présenté au sommet européen des 13 et 14 mars à Bruxelles.

"Réduction des surfaces cultivables, manques d'eau croissants, réduction des réserves alimentaires, multiplication des inondations, sécheresses prolongées sont déjà une réalité dans de nombreuses régions du monde", souligne le rapport.

"L'effet global sera d'alimenter les conflits existants pour des ressources en diminution", ajoute-t-il, reprenant ainsi un avertissement déjà lancé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon au Forum de Davos en janvier.

Avec la fonte des glaciers et la montée du niveau des mers, "des disputes plus nombreuses sur les questions de frontières maritimes sont probables", souligne le rapport.

L'Afrique est particulièrement "vulnérable", et le conflit du Darfour en est la preuve. Des sécheresses plus graves que par le passé ont déjà accru l'insécurité alimentaire au nord et au sud du continent.

Le changement climatique risque aussi de pousser à émigrer "des millions de personnes d'ici 2020", ce qui pourrait générer des conflits dans les pays de transit ou de destination", et "augmenter la pression migratoire en Europe".

Face à ces risques, les auteurs du rapport n'ont pas de remède miracle. Ils préconisent avant tout d'intensifier la recherche et la mise au point de systèmes d'alerte précoce, et d'augmenter la capacité de réaction de l'Europe aux cataclysmes.

Ils invitent aussi les dirigeants européens à alerter leurs partenaires internationaux (notamment les pays du G8) sur ces risques et en les invitant à coopérer.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: La terre se réchauffe

Calendrier

Mars 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Texte libre

Il y a  3  personne(s) sur ce blog

Recherche

Créer un blog sur activblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus