Changement climatique:
les pays pauvres les plus menacés (ONU)

Le changement climatique exerce un impact croissant dans le monde, et les pays en voie de développement sont les plus touchés et les moins à même de se protéger, a affirmé lundi à Jakarta un haut responsable de l'ONU.
"Sans aucun doute le changement climatique a de plus en plus de conséquences, constatées dans le monde entier", a déclaré Yvo de Boer, secrétaire général de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCC).
"Ce que je trouve personnellement encore plus inquiétant est le fait que ces impacts pourraient être les signes avant-coureurs d'événements nettement plus graves", a-t-il poursuivi.
M. de Boer se trouvait à Jakarta pour préparer la treizième Convention des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroulera en décembre à Bali.
"Les pays les moins capables de répondre aux conséquences du changement climatique, les moins à même de se défendre contre le changement climatique, sont ceux qui en subissent les conséquences les plus fortes", a-t-il ajouté, citant l'exemple des nations africaines autour du lac Victoria.
L'archipel indonésien est pour sa part menacé de perdre 2.000 îles d'ici 2030 en raison de la fonte des glaciers et de la montée des eaux provoqués par le réchauffement climatique, a par ailleurs affirmé lundi à Jakarta le ministre de l'Environnement indonésien.
Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), réuni cette semaine à Paris, le niveau de la mer pourrait s'élever de 8 à 29 centimètres d'ici 2030, a assuré Rachmat Witoelar.
"Chacun dans le monde subit directement les effets du changement climatique, que ce soit par des inondations, des sécheresses ou, Dieu nous en préserve, la montée du niveau de la mer", a-t-il déclaré.
L'Indonésie compte de 17.500 à 18.100 îles et îlots selon les instituts scientifiques. Environ 6.000 de ses îles sont habitées.
Dans son troisième rapport publié en 2001, le Giec prévoyait, selon les scénarios, une hausse des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100 et une élévation du niveau des océans entre 9 et 88 centimètres.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Réchauffement climatique: l'Indonésie pourrait perdre 2.000 îles

Rachmat Witoelar, le ministe indonésien de l'Environnement, le 13 janvier 2005 à Port-Louis dans l'île Maurice
30 janvier 2007 - L'archipel indonésien est menacé de perdre 2.000 îles d'ici 2030 en raison de la fonte des glaciers provoquée par le réchauffement climatique, a affirmé lundi à Jakarta le ministre de l'Environnement indonésien.
Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), réuni cette semaine à Paris, le niveau de la mer pourrait s'élever de 8 à 29 centimètres d'ici 2030, a assuré Rachmat Witoelar.
"Chacun dans le monde subit directement les effets du changement climatique, que ce soit par des inondations, des sécheresses ou, Dieu nous en préserve, la montée du niveau de la mer", a-t-il déclaré.
L'Indonésie compte de 17.500 à 18.100 îles et îlots selon les instituts scientifiques. Environ 6.000 îles sont habitées.
Dans son troisième rapport publié en 2001, le Giec prévoyait selon les scénarios une hausse des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100 et une élévation du niveau des océans entre 9 et 88 centimètres.
Le ministre a assuré que le réchauffement de la planète entravait le développement, notamment en Indonésie ou la hausse des températures affecte l'agriculture et retarde le repiquage du riz.
L'Indonésie accueillera la prochaine conférence sur le changement climatique, en décembre 2007 à Bali.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt

Dans la campagne, au Nord-Ouest de Melbourne en novembre 2006
Le réchauffement climatique en cours risque de renforcer l'impact d'un phénomène climatique récemment découvert sur l'océan Indien - une sorte d'El Nino - avec pour conséquence des sécheresses dévastatrices sur l'Australie et l'ouest de l'Indonésie, selon une étude.
A des intervalles de quelques années, les températures de surface de l'Est de l'Océan indien plongent de façon marquée, alors que ces mêmes températures augmentent à l'Ouest, au large de l'Afrique tropicale. Cet effet, découvert en 1999, a été baptisé "bipôle de l'océan Indien" (IOD en anglais).
Le phénomène se traduit par des sécheresses en Indonésie et en Australie et par des pluies intenses dans des zones semi-arides d'Afrique. Contrairement à El Nino, dont l'effet peut se faire sentir pendant plusieurs années, le bipôle de l'océan Indien ne semble pas persister au delà de quelques mois.
Le phénomène reste encore bien mystérieux, notamment lorsqu'il s'agit d'expliquer les mécanismes climatiques qui le font survenir.
Mais, dans un article publié jeudi dans la revue Nature, une équipe internationale de scientifiques lève un coin du voile, après avoir étudié des fossiles de coraux de l'océan Indien dont la croissance est affectée par la température de l'eau de mer et les précipitations. Ils ont ainsi pu dresser une chronologie de l'arrivée des IOD au cours des 6.500 dernières années.
Sous l'impulsion de Nerilie Abram (British Antarctic Survey de Cambridge), cette équipe a découvert que la cause principale du phénomène était la mousson. Des années de moussons fortes sont suivies par des IOD, selon eux.
Les moussons sont également connectées à El Nino. Pendant les années où ce phénomène est installé sur le Pacifique, les pluies qui apportent la vie dans une grande partie de l'Asie sont généralement faibles. La possibilité de l'arrivée d'un dipôle sur l'océan Indien en est diminué d'autant.
Mais le rechauffement climatique entraîné par l'homme est en train de rompre ce lien entre El Nino et la mousson. La tendance récente est à un renforcement des moussons, ce qui devrait à son tour augmenter la fréquence d'apparition des dipôles sur l'océan Indien, a souligné Mme Abram, interrogée par l'AFP.
"La mousson est affectée par El Nino, mais avec le réchauffement global, cette interaction est en train de se déliter et la mousson gagne en force, de manière indépendante d'El Nino". "En Indonésie, les sécheresses devraient se déplacer vers une période de l'année où les gens attendent le plus de pluies". L'impact pourrait être sévère pour les agriculteurs, a-t-elle relevé.
"En ce moment même, le dipôle de l'océan Indien a des effets dramatiques sur le climat de cette région. En Indonésie, ils ont déjà des sécheresses et des feux de forêt qui constituent une menace pour la santé humaine et à l'environnement", a fait valoir la chercheuse australienne.
Le dernier dipôle s'est installé sur l'océan Indien l'an dernier et son prédécesseur remonte à la fin des années 90. "Normalement, le phénomène atteint son intensité maximale en octobre et novembre. Après la mousson, les vents changent de direction, le phénomène se dissipe et les choses reviennent de nouveau à la normale", a-t-elle résumé.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
12 janvier 2007 - Le bilan 2006 confirme la tendance au réchauffement de la planète, a affirmé dimanche Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Interrogé sur France Inter, M. Jarraud a indiqué que 2006 était "pour la planète, la 6ème année la plus chaude, la 4ème pour l'hémisphère nord et la deuxième pour la France", selon les données recensées auprès des 187 météorologies nationales adhérentes de cette organisation des Nations unies.
L'expert a précisé que l'on avait vu "des températures anormalement douces en début et en fin d'année", citant en janvier et avril des températures de plus de douze degrés au dessus des moyennes saisonnières au nord de la Norvège ainsi que des "chaleurs extrêmes", avec notamment à Sydney (Australie) une température de presque 45 degrés le 1er janvier 2006.
L'OMM note également "toute une série d'événements extrêmes", comme des sècheresses très importantes dans la corne de l'Afrique suivies d'"inondations dévastatrices" dans les mêmes régions ou dans des régions "plus inattendues comme le Sahara ou le Niger", a-t-il dit.
Concernant l'Arctique, l'OMM a calculé une "déperdition annuelle d'à peu près 60.000 km2, soit la Belgique plus les Pays-Bas", a ajouté M. Jarraud selon qui l'année 2006 a été une "année presque record, juste après 2005, pour la faible étendue de la banquise en Arctique".
L'élévation du niveau des mers est estimée d'ici 2100 "de 10 à 90 cm, soit en moyenne autour de 50 cm", a indiqué M. Jarraud, ce qui est "considérable et catastrophique" pour des îles de l'océan Indien ou Pacifique ou des villes en bord de mer.
Evoquant 2007, M. Jarraud a indiqué que le phénomène El Nino dans le Pacifique contribuerait "à des températures plus élevées en 2007", notant par ailleurs que le réchauffement global est "provoqué en grande partie par des émission de gaz à effet de serre d'origine humaine (...) qui continuent à augmenter".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt





